Cours de surf à Taghazout Débutants et intermédiaires.
Dès le premier jour, tu es debout. Moniteurs diplômés, huit personnes maximum, et le spot choisi chaque matin selon les prévisions. Jamais surfé ? C’est le point de départ normal ici.
Même déroulé chaque jour. Le spot change, parce que l’océan change.
09:00
Petit-déjeuner, puis les prévisions
Les coachs ont déjà regardé la côte. Tu apprends au petit-déjeuner sur quel spot tu vas et pourquoi — ça vaut la peine d’écouter, parce qu’au bout de quelques jours tu commences à le prédire toi-même.
10:00
On charge et on roule
Planches et combinaisons sur la remorque. De cinq minutes à quarante kilomètres, selon l’endroit où la vague marche.
10:30
Briefing et échauffement sur le sable
Sécurité, conditions du jour, où se placer et où ne pas aller. Puis pop-up sur le sable jusqu’à ce que le mouvement soit dans le corps et non dans la tête.
11:00
Deux heures dans l’eau
Le coach est à l’eau avec toi. Parasol et eau sur la plage pour laisser passer une série quand il le faut — et il le faudra.
13:00
Déjeuner sur la plage
Panier repas sous le parasol, serviettes étalées, et le moment de la journée où le groupe devient vraiment un groupe.
13:30
Surf libre
La planche reste avec toi. Même plage, plus de coach sur ton épaule, juste du temps dans l’eau pour essayer ce qu’on t’a montré le matin.
15:00
Débrief, puis retour
Une correction chacun à emporter pour demain. Retour à Taghazout en milieu d’après-midi, ce qui laisse la soirée pour le skatepark, le rooftop, ou rien du tout.
Ensuite
Retour au hostel
Dépose au hostel, ou à ton propre hébergement si tu loges ailleurs.
Reconnais-toi dans l’un de ces deux.
Les groupes se forment sur ce que tu sais déjà faire, pas sur ton ancienneté. Huit personnes maximum par coach.
Jamais surfé
Mousse, planche souple, coach à portée de bras. Tu te lèveras dès le premier jour. Presque tout le monde y arrive.
Tu tiens debout
Vague verte, timing, trajectoire, lecture du pic. C’est là que le surf cesse d’être un accident et devient un choix.
La technique, expliquée avant d’entrer dans l’eau
Tout ce qui suit, nos moniteurs le couvrent dans le briefing sécurité et théorie sur le sable, au début d’une session BigBlue. Lis-le avant d’arriver et ta première matinée prendra beaucoup plus de sens. Sept sujets, quarante-neuf points, tous corrigés sur la plage de Taghazout chaque semaine.
Le pop-up : se lever sur la planche
10 points
Le pop-up, c’est le passage de la position allongée en rame à la position debout en surf. Il demande de la force du haut du corps, de la souplesse, du gainage et des jambes solides, tout à la fois, et c’est de loin le plus difficile d’un premier cours. Entraîne-toi au sol avant d’entrer dans l’eau. Tous les bons moniteurs t’y obligeront, et ce n’est pas sans raison.
Placement des mainsPaumes à plat sur le pont, sous la poitrine, à hauteur des côtes, coudes serrés. Pas sur les rails, pas au niveau des épaules. De là, les bras peuvent pousser droit vers le bas et décoller tout le buste de la planche.
Jambes serréesPieds joints et jambes tendues pendant la rame et pendant la poussée. Des jambes écartées freinent, et elles ne laissent rien à ramener vers l’avant au moment venu.
Position du corpsPoitrine haute, regard devant, dos cambré. Bassin trop en arrière, le nez se lève et la vague part sans toi. Trop en avant, tu plantes le nez. Le bon point tient à quelques centimètres, et il se trouve au ressenti.
Un seul mouvementLe pop-up est un mouvement unique, pas une suite d’étapes. Pousser, ramener, poser. Celui qui passe par les genoux le fera encore dans trois ans.
Centre de gravité basArrive accroupi, pas debout. Genoux pliés, hanches basses, poids au centre de la planche. Se relever ensuite est toujours possible. Se rattraper après avoir atterri raide, jamais.
Reste dans l’axePose les deux pieds sur le stringer, la ligne centrale de la planche. Un pied sur le rail fait basculer la planche et te met à l’eau avant même d’avoir commencé.
Mémoire musculaireRépète sur le sable, sur une serviette, sur le sol de ta chambre. Trente répétitions par jour pendant une semaine font plus pour ton surf qu’une session supplémentaire à l’eau.
Construis la forceLe pop-up est un burpee dans de moins bonnes conditions. Pompes, gainage et squats se transfèrent directement. Tout ce qui ouvre les hanches aussi.
Attrape le railSur une vague plus grosse ou plus creuse, une main sur le rail au moment de te lever te donne un appui pour diriger et empêche la planche de filer sous toi.
Déplace ton poidsÀ la seconde où tu poses les pieds, reporte le poids sur le pied arrière pour contrôler la descente, puis vers l’avant pour prendre de la vitesse. Savoir en permanence où est ton poids, c’est l’essentiel du surf.
Ta position sur la planche
10 points
Ta position, c’est d’où viennent le contrôle et la vitesse. Bien réglée, elle te permet de diriger la planche dans toutes les manoeuvres. Mal réglée, elle plafonne définitivement ta progression. La clé est d’apprendre à déplacer ton poids et à faire tourner le haut du corps, au lieu de rester carré et rigide.
La position du débutantCelle par laquelle tout le monde commence : fesses en arrière, dos droit, épaules verticales. Elle rassure et elle tue tous les virages. La corriger est l’amélioration la plus visible et la plus rapide pour la plupart des surfeurs.
Position ouverteTourne la poitrine et les hanches vers le nez de la planche plutôt que perpendiculairement. Tu vois davantage la vague et ton corps est déjà armé pour le virage.
Centre de gravité basPlie aux genoux et aux hanches, pas à la taille. Si tu te casses en deux à la taille, tu pars par l’avant.
Genoux fléchisLes genoux sont ta suspension. Un surfeur raide se fait éjecter par le moindre clapot. Un surfeur fléchi l’absorbe.
Tête au-dessus du corpsLe corps suit la tête. Garde-la alignée au-dessus de la poitrine, entre les pieds, et arrête de regarder tes pieds. Il n’y a rien à voir en bas.
Placement des piedsPied arrière au-dessus des dérives ou juste devant, pied avant à peu près au milieu. Trop en arrière, la planche s’enfonce. Trop en avant, elle ne tourne plus.
Surfe avec les hanchesLes virages partent des hanches, pas des épaules. Tourne les hanches et la planche suit. Un virage mené seulement aux épaules te fait pivoter hors de la vague.
Déplacer les piedsDe petits ajustements, constants, sans regarder. Apprendre à bouger les pieds sur une planche en mouvement prend une saison et change tout.
Pomper pour la vitesseCharge le poids en bas du virage, allège-le en haut. C’est le même geste que pour lancer une balançoire, et c’est de là que vient la vitesse sur une vague molle.
Regard devantRegarde où tu veux aller, pas où tu es. Les surfeurs qui regardent la ligne surfent la ligne. Ceux qui regardent leur planche tombent.
La technique de rame
10 points
On passe bien plus de temps à ramer qu’à surfer. Mieux ramer, c’est prendre plus de vagues, et prendre plus de vagues est le seul chemin fiable vers un meilleur surf. C’est aussi ce qui lâche en premier : la plupart des débutants sont limités par leurs épaules, pas par leur équilibre.
Le timingCommence à ramer plus tôt que nécessaire. La plupart des vagues ratées le sont de deux coups de bras, pas par manque de force.
Position sur la plancheTrouve le point où le nez sort de l’eau de quelques centimètres. Trop en avant, tu laboures. Trop en arrière, tu pousses l’eau comme une péniche.
Un bras à la foisAlterne. Les deux bras ensemble font rouler la planche et gaspillent de l’énergie sans gagner de vitesse.
Reste relâchéLa tension brûle de l’oxygène. Un rameur détendu surfe trois heures. Un rameur crispé est cuit en quarante minutes.
AmplitudeVa chercher loin devant, tire jusqu’au-delà de la hanche. Les petits coups hachés déplacent de l’eau, pas toi.
ProfondeurPasse toute la main et l’avant-bras sous la surface. Une main qui effleure ne fait presque rien.
Mains relâchéesDoigts légèrement écartés, pas serrés. Des doigts un peu ouverts déplacent plus d’eau : c’est contre-intuitif et c’est un résultat établi en natation.
Entrée et sortie propresEntre dans l’eau par le bout des doigts, sans éclabousser, et ressors nettement à la hanche. Une gerbe d’eau, c’est de l’énergie perdue.
Pieds jointsJambes serrées et immobiles. Battre des pieds fait rouler la planche et te ralentit.
Ne roule pasGarde la poitrine et les hanches stables sur le pont. Chaque degré de roulis est un degré que tu n’avances pas.
Le passage de la barre : le duckdive
4 points
Le duckdive, c’est la façon de passer sous une vague qui arrive pour rejoindre le line-up, là où les bonnes vagues déferlent. C’est indispensable et c’est l’un des gestes les plus difficiles à acquérir. Bien exécuté, il ne demande presque aucune force, seulement du timing. Les quatre étapes s’enchaînent en un seul mouvement fluide.
De la vitesseDonne quelques coups de rame appuyés droit vers la vague. Plus tu arrives vite, moins elle peut te repousser. S’engager est plus sûr que d’hésiter.
Attrape et pousseÀ une longueur de planche environ, prends les rails, tends les bras et enfonce la planche aussi profond que possible. Penche-toi au-dessus d’elle et laisse ton corps la suivre sous l’eau.
N’offre aucune priseEnfonce le tail avec le genou ou le pied et colle-toi au pont. Plus tu te fais petit, plus la planche et toi descendez, et moins la vague a de quoi t’attraper.
Relève le nezQuand la vague passe au-dessus, ramène le nez vers toi et laisse ta propre flottabilité te remonter. Reprends la rame à la seconde où tu creves la surface.
Cinq choses qui aident vraiment les débutants
5 points
Comparés au surf qui défile sur ton fil d’actualité, nous sommes tous un peu loin. Ce n’est pas la question. Ramer plus fort, tourner plus vite et ressembler un peu moins à un crabe surpris, tout cela s’obtient en une semaine.
Entraîne-toi hors de l’eauRenforcement, cardio ou yoga. La force de rame et la souplesse sont les deux murs que rencontrent la plupart des débutants, et aucun des deux ne tombe en surfant seulement.
Surfe accompagnéPlus sûr, et cela crée le genre d’émulation qui te fait partir sur la vague que tu aurais laissé passer.
Observe-toi et observe les autresSe voir en vidéo est désagréable et c’est la correction la plus rapide qui existe. Regarde aussi les surfeurs autour de toi : comment ils bougent, où est leur poids.
Change de plancheUn fish, un longboard, un bodyboard, même du body surf. Chaque support t’apprend quelque chose sur la vague que ta planche habituelle te cache.
Un objectif à la foisUne chose précise, répétée : un bottom turn propre, un vrai duckdive. Une ambition vague produit un surf vague.
Conseils pour surfeurs intermédiaires
6 points
Générer de la vitesse et la contrôler, c’est le centre de tout. Rester devant la section qui déferle, et toutes les manoeuvres que tu voudras faire un jour, tout revient à la vitesse. C’est le niveau où le coaching cesse d’être un cours et devient du guiding : le bon spot le bon jour compte autant que la bonne technique.
Le choix de la vagueLa vitesse commence avant de se lever. Une vague avec une épaule te donne un endroit où aller. Une vague qui ferme ne te donne rien, quelle que soit ta technique.
Le choix de la plancheLe volume et l’outline décident de la vitesse que tu peux générer et tenir. Trop peu de volume un jour mou, c’est ramer beaucoup pour n’aller nulle part.
Le trim avant le pumpingLe trim, c’est trouver la partie rapide de la vague et y rester. Le pumping, c’est créer de la vitesse quand le trim ne suffit plus. Apprends le trim d’abord : la plupart des gens pompent alors qu’il faudrait simplement se tenir tranquille.
Le bottom turnLa manoeuvre la plus importante du surf. Tout ce que tu feras ensuite est alimenté par ce que tu as construit en bas de la vague.
Un wax propreUn wax lissé et chargé de sable te coûte de l’accroche, et l’accroche est ce qui permet de s’engager. Gratte et refais-le plus souvent que tu ne le penses.
Change tes dérivesDe grandes dérives tiennent mieux et tournent moins vite. De petites dérives lâchent plus tôt et donnent une sensation plus libre. C’est la façon la moins chère de changer le comportement d’une planche.
La préparation physique du surfeur
4 points
Au bout du compte, c’est le temps passé à l’eau qui décide. Mais un corps solide récupère plus vite, se blesse moins et tient plus longtemps dans une session, et c’est la différence entre quatre vagues et quatorze. Quatre domaines comptent.
Force du haut du corpsÉpaules, bras et poitrine portent chaque coup de rame de la session. Travaille les muscles de traction que tu utilises, et travaille aussi les muscles opposés dans le dos : les surfeurs se déséquilibrent vite.
GainageAbdominaux et lombaires te maintiennent stable sur une planche en mouvement. Chaque virage est une rotation du tronc. C’est aussi ce qui protège ta colonne quand une vague te tombe dessus.
SouplesseSe lever, c’est plier et déplier, encore et encore, dans l’eau fraîche. Yoga, pilates ou simples étirements réduisent le risque de blessure et facilitent le pop-up. Étire-toi après la session, pas seulement avant.
Jambes et équilibreCuisses, mollets et pieds tiennent la position et absorbent le clapot. Balance board, travail en appui unipodal et skateboard se transfèrent directement à l’eau, et c’est exactement pour cela qu’on loue des skateboards.
Rien de tout cela ne remplace un moniteur à côté de toi dans l’eau, et ce n’est pas le but. C’est là pour que les mots qu’on emploie sur la plage veuillent déjà dire quelque chose quand tu les entends.
Ce qu’on fournit, ce que tu apportes.
Inclus
Planche adaptée à ton niveau, changée selon tes progrès
Combinaison à ta taille
Moniteur diplômé à l’eau avec toi, huit personnes maximum
Transport jusqu’au spot qui marche ce jour-là
Parasol, eau et panier repas les journées complètes
À apporter
Maillot de bain, porté sous la combinaison
Serviette et de quoi te changer
Crème solaire sans filtres nocifs pour le récif. Le soleil atlantique brûle même sous les nuages
Rien d’autre. Tout le matériel technique est à nous
Tu ne loges pas chez nous ? Réserve le surf quand même.
Trois choses réservables ici, tout de suite. Le reste — séjours, hébergement, excursions — se trouve ailleurs sur le site.
Coaching
Sortie surf & coaching
Une session encadrée, adaptée à ton niveau. Deux heures dans l’eau, le transport jusqu’au spot choisi le matin même, et le matériel.
Huit spots à portée, et aucun ne marche avec la même houle, le même vent et la même marée. C’est toute la raison d’être du van : on emmène le groupe là où l’océan est vraiment bon ce matin-là, pas là où c’est pratique.
Où l’on surfe autour de Taghazout
Spot
Pour qui
Depuis le hostel
Panorama
Débutant
5 min
Croco Beach
Débutant
5 min
Banana Beach
Débutant
10 min
Devil's Rock
Intermédiaire
10 min
Anchor Point
Confirmé
5 min
Killer Point
Confirmé
15 min
Tamri
Intermédiaire
30 min
Imsouane
Débutant
1 h 15
Anchor Point est l’une des plus longues droites du monde, et elle est à quinze minutes de ton lit. Imsouane est une sortie à la journée qu’on organise quand les prévisions le méritent, et sa vague est assez longue pour qu’on en ressorte souriant et un peu essoufflé.
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